Propagation | La Fille Renne
1093
page-template-default,page,page-id-1093,page-child,parent-pageid-1087,qode-news-1.0.4,ajax_updown,page_not_loaded,,qode_grid_1400,qode_popup_menu_push_text_right,footer_responsive_adv,qode-content-sidebar-responsive,qode-theme-ver-16.3,qode-theme-bridge,disabled_footer_bottom,wpb-js-composer js-comp-ver-5.4.7,vc_responsive

La Fille Renne

Quelques mots pour nous parler de vous?

Bonjour ! Je suis La Fille Renne, photographe française qui travaille en argentique. J’aime les sciences naturelles, le post-rock, le thé, les Cervidae, la mer, voyager et les modifications corporelles.

Enfant, vous rêviez de faire quoi?

Cela changeait assez souvent.

Vous avez une double profession, sont-elles toutes deux des passions?

Bien sûr, ce serait difficile pour moi de passer autant de temps et d’énergie dans une activité qui ne me passionne pas.

Si vous deviez résumer votre parcours professionnel, ça donnerait quoi?

Je me suis formée à l’université à un métier qui me faisait beaucoup toucher à l’ostéologie, et actuellement j’enseigne. Je fais de la photographie lorsque j’ai du temps.

La vocation d’artiste, c’est venu quand?

J’ai du mal à me considérer comme artiste, même photographe parfois. J’aime juste prendre des photos quand je le peux. J’ai toujours aimé m’exprimer par différents mediums artistiques.

«Être artiste», ça veut dire quoi selon vous?

Tout simple, aimer s’exprimer par un médium artistique quelconque, qu’on en fasse notre métier ou non d’ailleurs.

Pensez-vous que tout le monde peut développer une sensibilité à l’art?

Oui, ça s’éduque.

Quelles sont vos principales sources d’inspirations? Il y a-t-il un artiste qui vous a déclenché l’envie de faire de la photographie?

Tout ce qui m’entoure peut m’inspirer. Des images que je vois sur le net, des livres, des séries TV, des personnes, des émotions, … Des artistes comme Diane Arbus, Nadav Kander, Wolfgang Tillmans, Andreas H. Bitesnich, Annette Pehrsson ou Bracket ont eu un fort impact sur moi. J’en cite quelques-uns, mais bien sur, il y en a eu plein d’autres.

Vos premières photographies étaient elles aussi portées sur l’anatomie humaine ? Si non, quels étaient vos sujets?

Non, il s’agissait plutôt de photos de vie quotidienne. Photographier du nu, travailler sur les corps et en photothérapie, c’est venu un peu plus tard, mais assez naturellement.

quelles rencontres marquantes ont fait évoluer votre carrière ?

Je trouve que le mot « carrière » est trop fort pour décrire mon parcours, mais je pense que la plupart des rencontres avec des photographes et modèles que j’ai pu avoir m’ont fait et continuent de me faire évoluer sur les plans photographique et humain.

que vous apporte le travail à l’argentique par rapport au numérique ?

J’ai du mal à apprécier mes images sous le format numérique, pour moi c’est assez « plat »

«L’argentique est un médium très riche, qui permet beaucoup plus de créativité et d’expérimentation.»

En plus de cela, les expérimentations se font durant le processus créatif, pendant la prise de vue ou sur la pellicule avant/pendant le développement. Je trouve ça bien plus enrichissant que de faire de la post-production.

vous diriez que vous procédez comment pour entretenir votre créativité ?

Je continue à me gorger culturellement de tout ce que je peux.

vous pensez que l’art tient quelle place au sein de la société ?

Je pense que l’art détient une place importante, rien que dans le milieu marketing, plein de métiers sont hyper créatifs. Cependant, à part dans quelques rares niches comme celle-là, c’est difficile d’être rémunéré, mis en avant, etc.

avez-vous un processus de création particulier ?

De façon très générale, je choisis boîtiers et pellicules en fonction du projet, des gens et des lieux si besoin, je prends des photos, éventuellement je fais subir à mes pellicules des traitements plus ou moins rudes (produits chimiques, expositions multiples, etc.).

” Je développe et je numérise chez moi. “

être artiste actuellement, vous trouvez ça compliqué ?

En photographie, c’est toujours laborieux. Beaucoup de monde utilise ce type de medium et il n’est pas évident de se démarquer, ou de se faire rémunérer. énormément de gens ont du mal à se faire à l’idée qu’il est normal de payer un photographe pour faire quelques portraits ou utiliser ses photos.

à quoi VOUS devez votre succès selon vous ?

Une certaine authenticité peut-être ? Mes clichés oniriques ?

avez-vous un rêve particulier d’exposition ?

Aucune idée.

« Par contre en juin je vais avoir l’occasion d’exposer dans le concept store parisien Les Rituelles, je suis très très heureuse de pouvoir accrocher mon travail dans ce lieu. »

y a-t-il quelqu’un avec qui vous rêveriez de travailler ?

Je veux photographier plein de personnes avec des physiques hors normes comme Mélanie Gaydos ou Rick Genest. Si on pouvait remonter le temps, j’aimerais photographier une bonne partie des modèles qui ont posé pour les tableaux des peintres préraphaélites.

avez-vous d’autres projets à venir ?

Oui ! Je commence tout doucement à lancer, avec l’auteure et modèle Raphaëla Icguane un magazine papier : Polysème, dédié au féminisme et à l’art. L’idée est maintenant de soutenir et de mettre en avant le travail d’autres artistes (photographies argentique, illustrations, textes, poèmes, témoignages, …), femmes cis, trans et trans-binaires ou non-binaires.

J’ai également commencé  à réaliser une série de court-métrages sur pellicule avec l’auteure et modèle Laure Giappiconi et la créatrice sonore et performeuse Elisa Monteil. Il s’agit d’une série sur les corps et les sexualités.

Nous espérons que le travail de la fille renne vous intéressera autant que nous, et nous vous invitons à aller découvrir son oeuvre plus en détail sur ces différentes plates-formes :