Propagation | MonteChristo
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MonteChristo

ce rappeur engagé et adepte de la poésie répond à nos questions !

tu peux te présenter rapidement ?

Gabriel – MonteChristo pour les intimes grand garçon de 25 ans ! Après avoir bifurqué un peu partout, j’ai grandi à Clermont-Ferrand, ensuite j’ai pas mal bougé, Lyon, Dijon, Prague, Paris et maintenant Marseille où j’espère pouvoir continuer à faire du son tranquille avec des nouvelles influences !

tes rêves de gosse, c’était quoi ?

Je voulais être écrivain ou président de la République !

parle nous un peu de ton parcours !

Dissension sociale ! Un départ d’une petite banlieue clermontoise avec une vie cool mais enclavée, où j’ai pu m’apercevoir des problèmes de société. J’ai eu la chance d’avoir des facilités à l’école, puis j’ai voulu voyager pour voir comment ça se passait ailleurs.

« J’ai grandi dans les belles écoles républicaines, pour finalement découvrir que tout est une énorme douille et qu’une fois arrivé en haut on se rend compte que ça va être compliqué. »

 

l’envie d’écrire est venue quand ?

Quand j’étais gamin ! C’est un truc qui ne se contrôle pas, j’écrivais des poèmes, des histoires! Je m’inventais des synopsis de film. J’aimais ça, l’envie n’est jamais partie, et le besoin est toujours là !

ta définition du mot «artiste», ça donne quoi?

J’ai jamais réussi à assumer le fait de me considérer comme un artiste, même si de fait j’ai une certaine sensibilité pour ces choses là et que je devrais me désinhiber par rapport à ça !

Du coup ça ouvre la porte à la notion d’artiste, qui est selon moi capable de magnifier les choses du quotidien pour les transcender dans quelque chose de plus grand qui peut parler aux autres, et dire plus que les seuls mots.

selon toi la sensibilité à l’art, c’est présent chez tout le monde ?

Bien sûr ! La mauvaise réponse serait de dire que c’est une question d’envie, mais ce n’est pas vrai, c’est une question de mise en contact !

« Il faut avoir des codes, des clés de lecture pour permettre de comprendre et voir ce qu’il y a de bien là-dedans! »

C’est aussi une question de moyens, des portes d’entrée pour avoir un accès à l’Art sous toutes ses formes !

y-a-t-il un rappeur qui t’a donné envie de t’y mettre ?

C’est plus de l’inspiration mais j’ai toujours aimé le rap un peu noir, donc je dirais Nekfeu, Lomepal qui sont plus proches de moi, comme je les ai suivi depuis le début, qu’on a le même âge et que leurs sujets me parlent ! Sinon ce qui m’a vraiment donné envie de faire cette musique c’est des mecs comme DCU, avec des Guizmo, lui il m’a beaucoup marqué.
Aujourd’hui j’écoute beaucoup de choses très différentes, je suis dans une phase de progression, c’est à dire qu’au début tu commences vite et puis t’atteins des paliers et c’est de plus en plus dur de s’améliorer. J’avoue que ce qui m’inspire beaucoup c’est des mecs comme Lomepal, toute l’école de Belgique avec un rap plus chanté, ça me plaît beaucoup. Mais je n’écoute pas que du rap, j’affectionne beaucoup le disco, le funk, qui sont des parents du rap.

ton nom d’artiste raconte-t-il une histoire ?

Juste une banale histoire de liste d’appel ! Quand j’étais au collège on avait tous nos trois prénoms, et moi ça faisait «Marchand Gabriel Dominique Christophe». C’était trop long, ça s’arrêtait à Christo’ et mes potes m’appelaient comme ça ! J’aimais beaucoup le comte de Montechristo, du coup c’était trouvé : MonteChristo.

tu n’as aucun clip à ton actif, est-ce un choix ?

Oui complètement !  Aujourd’hui tout passe par les visuels, du coup je me dis qu’il vaut mieux ne pas faire que faire mal.

« Je n’ai pas encore trouvé la personne avec qui je m’entends suffisamment bien, pour avoir un vrai clip ! Je me concentre sur la musique et les paroles, c’est plus mon domaine. » 

 

quelle place prend le rap dans ta vie ?

C’est un pense-bête. Ça m’accompagne, un truc sur lequel je me défoule. Parfois je me sens bizarre, et finalement j’ai juste besoin de balancer des rimes, j’adore ça ! Puis quand tu sens que c’est le bon moment, que tu as la bonne émotion : tu décharges tout dans un micro. Ça me sert à traiter un peu le flux d’émotions du quotidien, et d’écrémer, de prendre du recul.

est ce qu’il y a une idée récurrente que tu veux faire passer dans tes textes ?

« Faut que ça change ! Il y a beaucoup de choses qui méritent d’être changés, donc j’essaie de parler de ça dans mes textes ! »

On nous vend un système qui est sur une piste d’amélioration alors que ce n’est pas du tout le cas. Il y a des gens puissants avec de l’argent qui font tout pour continuer à avoir de l’argent et écraser les autres ! Voilà l’idée phare !

ton premier texte parlait de quoi ?

Il parlait de cuite avec mes potes, de l’ambiance de groupe. Sur cette base d’auto-destruction qui est assez propre à notre génération, même si on connaît les répercussions sur notre santé. En grandissant dans un monde où on nous dit toujours que c’est la merde et qu’il va falloir se battre pour chaque millimètre de terrain, il y a des moments où il faut se dire «rien à foutre». J’en aurai toujours besoin, un peu comme une manière de tenir.
Sinon plus tôt, je devais avoir 21 ans, j’avais écris un peu  mais plus pour tacler un con !

quand sens tu qu’un texte est terminé ?

Il ne l’est jamais vraiment ! J’ai jamais atteint le texte parfait, mais quand je le sens équilibré, cohérent, je me dis c’est bon !

préfères-tu travailler seul ou en équipe ?

J’aime bien les deux, c’est pas la même chose ! Petite préférence pour le crew, l’ambiance quand on échange ce qu’on écrit et qu’on attend la réaction de ses potes !

quel est le projet qui t’a le plus emballé ?

« 2000 disket, avec mon équipe parce qu’il y a eu une émulation collective ! »

On a réussi à s’y tenir, en faisant des efforts chacun de notre côté et on allait plus loin que ce qu’on voulait au départ, donc c’était très stimulant !

as-tu un rêve de collaboration particulier ?

Oui, quand je serai chaud, Guizmo. Après ce qui me ferait vraiment plaisir ce serait Lucio Bucowski de l’Animalerie.

est-ce que tu as d’autres envies artistiques ?

Le théâtre ! Plus dans l’écriture et la mise en scène, j’y connais pas grand chose et je sais pas si j’aimerais le milieu, mais j’ai deux trois potes là dedans et je crois que je pourrais peut-être apporter autre chose, avoir une autre manière de réfléchir ça pourrait être cool !






nous étions très heureux que montechristo nous parle de son regard sur la vie, et nous en dise un peu plus sur sa musique ! si vous voulez écouter ses textes, ses chansons sont disponibles sur plusieurs plates-formes :